Une serre sur mon toit

Plusieurs organisations prêtent maintenant le toit de leur édifice pour en faire un jardin durant l’été. Face aux conditions nordiques qui ne permettent pas de tenir ce type de jardin toute l’année, d’autres ont poussé l’audace un peu plus loin en mettant sur pied de véritables serres sur leur toit.   Une première au Canada Les Fermes Lufa de Montréal sont les premiers à mettre sur pied ce type d’installation au pays. L’immeuble utilisé a une superficie qui équivaut à deux fois la patinoire du Centre Bell est situé à proximité du Marché central. 2 millions de dollars ont été nécessaires pour élaborer ce projet qui a vu le jour l’an dernier. C’est qu’on ne peut pas simplement reproduire une installation traditionnelle sur un toit d’immeuble. En effet, le poids d’une telle installation doit être pris en compte pour que la structure même du bâtiment puisse la soutenir. On doit, par exemple, utiliser des matériaux plus légers, allant même jusqu’à planter dans un terreau moins dense. http://ondemand.streamtheworld.com/cyberpresse/assets/swf/EmbedHybrid.swf Des possibilités infinies L’idée est si bonne qu’on se demande pourquoi on n’y a pas pensé avant. Des projets semblables existent aux États-Unis, non seulement sur le toit de bâtiments d’entreprises privées, mais également sur des édifices publics. Une école primaire de New York a décidé de bâtir une serre sur son toit pour y cultiver des fruits et légumes pour ses élèves, mais également pour leur apprendre quelque chose. En participant dans le processus de culture des plantes de la serre, les élèves en apprennent sur l’utilisation efficace de l’eau, les changements climatiques et le développement durable, tout ça en pouvant observer des résultats concrets. Les élèves de cette école produisent dans leur serre plus de 8 000 livres de fruits et légumes par année. L’entreprise Better Food Solutions pousse l’audace encore plus loin et propose de construire des serres sur le toit des supermarchés. Si l’idée semble un peu farfelue au départ, elle est tout à fait logique : pourquoi ne pas faire pousser les fruits et légumes que nous mangeons directement à l’endroit où nous allons normalement les acheter? Les supermarchés proposent souvent une surface relativement grande qui permettrait de cultiver une bonne quantité de produits qui pourraient se retrouver dans les étalages. Avec ce genre de solutions, la question du transport de nos aliments et surtout de leur fraîcheur ne se pose même plus. Non seulement pourrons-nous gagner temps et argent, mais aussi donner un coup de pouce à l’environnement.
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